Sexy Chocolat

Bienvenue à la boutique Sexy Chocolat!

Un plaisir aussi onctueux que du chocolat
Attention, cette histoire est à caractère érotique. Pour un public avertit.

Introduction: Liliana Valois, surnommée Lili est une jeune femme un peu carpe diem qui possède une boutique de produits érotiques bien particulière. La boutique Sexy Chocolat offre de la lingeries fines, nommé Votre création pour toutes les silhouettes de femme en plus de nombreux produits pour tous les goûts. Sans oublier un coin salon pour les longues séances d'essayage, mais aussi pour une présentation de produits entre copine et des consultations privés sur les produits. Il y a aussi un miroir reflétant la plus belle image de ces clientes et surtout d'onctueux chocolat nommé Satisfaction. Une boutique qui a tout de normale? Pas tout à fait. Découvrez les aventures de Lili dans sa nouvelle ville dans une boutique loin d'être ordinaire!!
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Chapitre 16
Non! rien de rien!, disait Édith Piaf. Non! Il ne s’est passé rien!
Niet, nada, néant, rien! Il n’y a rien eu encore! Pourquoi? Parce que je vous imagine faire une journée de douze heures à nourrir les estomacs affamés de plus de 2000 personnes. Alors, comme nous étions trop fatigué en fin de journée pour faire quoique ce soit.  Nous nous sommes simplement souhaitez le bonne nuit et pouf! Dans le lit, sans chichi! J’ai dormi comme une bûche.
Deux jours plus tard, toujours pas de nouvelle. Là où le bât blesse, c’est que je suis une femme assez sexuelle (je crois que vous le saviez déjà ca) et je commençais à être sérieusement en manque. Habituellement, j’ai plusieurs amants et je n’ai juste pas le temps de m’ennuyer ou sentir ce manque, ce qui n’est pas le cas actuellement. Je ne sais pas pourquoi, mais dans cette ville, je me sentais incapable d’approcher un homme juste pour le trippe d’une aventure d’un soir.
Pendant que je nettoyais mes modèles de vibromasseurs démonstrateurs (rien pour aider ma cause) j’entendis frapper à la porte. Je déposai le nouveau modèle de la compagnie Lelo qui était en passant sublime pour aller voir qui n’osait pas entrer.
― Bonjour Lili!
― Bonjour, répondis-je tout sourire.
Une très belle femme se tenait devant moi. Elle ne semblait pas trop savoir si elle pouvait entrer ou non. Était-ce sa première fois dans la boutique? Pourtant son visage m’était familier. Par délicatesse et professionnalisme,  je préférai lui demander.
― Non! La dernière fois j’étais venu avec des amies. C’est juste que je ne savais pas trop si je pouvais entrer ou non étant donné qu’il s’agit d’une maison privée.
Je la dévisageai un instant n’ayant qu’un vague souvenir de ce jolie minois. Pourtant, je n’oubli pas ce genre de personne. Cette femme dégageait une confiance et une douceur à vous jeter par terre. On aurait dit un ange. Je fouillai dans ma mémoire et comme un flash, ça me revint.
― Sarah, m’exclamai-je victorieuse!
― Wow! Vous vous souvenez de vos clientes.
― En fait, je ne me souviens que des personnes qui me frappent et dans votre cas c’est votre beauté qui m’a subjugué, répondis-je en la laissant entrer.
― Merci! C’est flatteur!
― Ça fait plaisir! Comment puis-je vous aider aujourd’hui, lui demandais-je en l’invitant au salon?
―Bien, lors de la présentation, j’étais un peu gênée de magasiner devant mes copines, mais je m’étais promis de revenir seule avec un peu plus d’argent dans les poches.
― Parfait! Avez-vous une idée ce que vous cherchez?
― Je suis ici pour deux choses. Le Lelo Gigi, m’a complètement conquise. C’est définitif que je le prends. Aussi, je voulais essayer de la lingerie.
― Parfait! Vous pouvez aller voir la lingerie de ce côté. Pendant ce temps, je vais vous sortir votre Lelo. Désirez-vous quelque chose à boire lors de l’essayage?
― Votre vin de fraises était délicieux la dernière fois que je suis venue. En avez-vous encore?
― Oui bien sûr! Je vous apporte ça.
Pendant que ma cliente commençait à fouiller dans la lingerie j’allai lui servir un verre de vin et alla le déposer au salon avant de me rendre vers la section des petits amants siliconés.
― J’ai déposé votre verre au salon.
― Merci! Vous savez…
― Vous pouvez tutoyer.
― Ok, merci! Je n’ai jamais acheté de lingerie. J’ai envie de me sentir sexy. Est-ce que ça te dérange si je te demande ton avis?
― Bien sûr que non, je suis là pour ça!
Quand on me demande mon avis, il est rare que la cliente me fasse une parade de mode avec la lingerie sur elle. Ce ne fut pas le cas avec Sarah. Après qu’elle ait choisi ses morceaux, elle alla directement vers l’une des cabines. Pour ma part, je me dirigeai vers le comptoir caisse enfin de préparer l’emballage de ma cliente. Lorsque je la vis sortir de la cabine, j’aperçu, une Sarah vêtue d’une petite culotte brésilienne en dentelles blanches et d’une chemise en filet et en dentelle blanche. Je pouvais voir ses mamelons roses au garde à vous au travers du léger tissu en plus du délicat bijou qui pendait à son nombril et de ses fesses rebondies. Ma pression monta d’un coup! Mes joues et mes oreilles étaient en feux et mon bouton d’amour m’élançait. J’avais devant moi mon fantasme féminin (car oui, je fantasme de femmes parfois) et étant déjà en mode excitation, je restai sans voix.
Je clignai des yeux un instant tâchant de ramener mon intelligence à un niveau décent, mais comme un homme, cette fonction était rendue au niveau du plancher pelvien.
― Qu’en penses-tu, demande-t-elle d’une voix mielleuse?
J’eu à ce moment un brin de lucidité, du moins assez pour formuler :
― C’est très beau. Cette ensemble accentue tes courbes et tombe très bien.
Elle sourit. Un sourire victorieux, voire malicieux. Elle s’approcha de moi d’une démarche féline, provoquant un déhanchement outrant. Mon cœur voulait me sortir de la poitrine. Son regard était brûlant et ses lèvres rougis et lustrés. Signes avant-coureur que son baromètre d’excitation était à la veille d’exploser.
Elle plongea son regard dans le mien tout en réduisant l’écart entre nous deux. Son regard n’était plus celui de la Sarah angélique qui fait du shopping, non! Son regard me faisait plus penser à Sarah la fauve qui avait soif de chair et qui ensorcelait sa proie. Bien sûr la proie ici, c’est moi.
― Je dois t’avouer Lili, que je suis bisexuelle. J’aime les hommes comme j’aime les femmes et toi, tu rentres exactement dans mes cordes.
Voilà! Le baromètre sexuel de ma cliente venait d’exploser, éclaboussant au passant mon propre baromètre. L’aiguille de celui-ci chancelait entre excitée et le besoin animal de sexe.
― Tu es belle, généreuse, amusante, ouverte et surtout pulpeuse, continua-t-elle. J’adore les femmes qui ont une grosse poitrine et des courbes sensuelles. D’ailleurs, j’ai remarqué que tu sais les mettre en valeurs, finit-elle en effleurant du bout des doigts la délimitation de mon corsage.
À ce moment précis, je fondis. Indigne d’une professionnelle me dira-t-on, mais je dois avouer que même les plus professionnelles des professionnelles ne sont pas faites en bois. De ce fait, j’embarque dans le jeu.
Ma main prit sans détour le sein qui lui était offert. Je sentis la chasseuse de chair, victime de son propre désir, frémir au toucher de ma main. Pourtant, je ne m’arrêtai pas là. Je massai délicatement la chair dans ma paume afin de sentir chaque grain de cet épiderme si doux. La simple idée de sentir le sein et son mamelon régit d’excitation m’emballa. Je poussai plus loin mon aventure, en dégageant le symbole suprême de la féminité de la dentelle qui le recouvrait partiellement et j’y déposai tendrement mes lèvres. Un chaste baiser lui signifiait mon respect. Je montai très lentement tout en déposant un baiser du bout des lèvres à chaque étape. Je sentis la sève quitter les extrémités de mon corps afin de nourrir mon cœur en plein extase de sensation. Ses battements accélèrent et son souffle se mélangea au miens. Avide de sensations et de douceurs, ses lèvres lustrées frôlèrent les miennes, déposant un peu de saveur de fruits exotiques et de chaleur. Il n’y avait plus d’espace entre elle et moi.
Chaque frôlement de lèvres devint plus intense. Les langues se joignirent à la danse et finalement dans un mélange de saveurs, la danse s’emporta et alla plus loin pour terminer par un triple salto arrière.
Sous son regard intense, je me dévêtis, avant de me noyer dans l’océan vert de ses yeux. Mon soutien-gorge en dentelle blanche qui remontait savamment ma poitrine comme deux mandarines qu’on rêve de savourer, se découvrit. À son tour de déposer de chastes baisés dans mon cou et sur mes épaules. Habilement, elle désagrafa mon soutien, laissant tomber lourdement mes deux mandarines d’amour.
Dans un commun accord, nous continuâmes notre duel en effleurant du bout des doigts gelés la pêche fraîche, dessinant ainsi l’échine de chacune jusqu’au petit triangle des Bermudes; courant de sensations et de frisson. Je remontai sa chemise, l’envoyai valser sur le sol et me colla à elle. Nos cœurs tambourinaient en parfait accord, guidant le rythme de notre tango sensuel.
En un rien de temps, aucun vêtement ne couvrait nos corps. Enfin nue, je l’observai, admiratrice de sa beauté. J’humai son parfum de fruits citronnés mélangé aux arômes de vins de sa coupe qu’elle avait prise avant le parade. Mes lèvres replongèrent une seconde fois en retenant mon souffle et je recommençai mon manège. Cette fois-ci ma technique fût plus avancée, ayant pour moi seule le terrain de jeu tant convoités. 
Je l’entendais. J’entendais son souffle court oui, mais j’entendais son corps en demander encore et encore. Elle aimait ça et elle me le fit comprendre de manière complètement muette. Pourquoi y mettre des mots, quand nos corps en symbioses pouvaient très bien se comprendre?
Doucement, ses mains me dégagèrent de mon emprise. Coquine, elle ne me lâcha pas des yeux, mais je voyais très bien sa main qui me pointait un objet derrière moi. Mais oui, bien sûr! Pourquoi ne pas profiter de son achat? Sans attendre,  j’allai chercher sur le comptoir l’objet de désir. De retour à ma maîtresse d’un jour, Sarah me dit que ce n’était pas pour moi.
Agilement, les rôles se renversèrent. Elle m’étendit sur le tapis douillet qui délimitait la section de la lingerie et le jouet activé caressa ma ligne directrice prenant élan sur mon Mont de Vénus, s’envolant comme un avion et atterrit sur le coté de ma tête.
C’est alors qu’elle m’embrassa langoureusement, partageant le plaisir entre sa bouche et sa langue. Les caresses de nos corps, la succion de ses lèvres contre ma peau étaient de la musique à mes oreilles. À un point tel que je ne remarquai même pas la vibration du vibro et je sursautai en sentant ce troisième partenaire me pénétrer. Le contact siliconé et froid sur ma chair bouillante me fis gémir de plaisir. Un sourire de victoire illumina le visage de mon amazone. Elle continua son mouvement de va et viens devenant de plus en plus énergique.
Au travers de cette vibration de plaisir, je lui lançai un regard de défi. Ce n’était plus de l’amour, mais un jeu de bataille entre deux amazones avides de dominance. Qui sera la meilleure? Qui prendra le dessus? Qui fera jouir l’autre la première?
Elle se lança la première et m’embrassa férocement. Sa proximité me permit d’atteindre le point sensible de la dame et au premier touché, elle se raidit et me mordit légèrement la lèvre inférieure. Je la poussai sur le dos et repris l’avantage. L’amant siliconé continua toujours de vibrer en mes entrailles, laissant de petits spasmes me traverser le corps entier. Allais-je tenir?
Ma main agile se faufila entre ses lèvres pour aller rejoindre les petites coquines qui avaient échappées à mon emprise. Un et deux doigts la pénètrent en même temps que mon pouce lui stimulait son bouton de bonheur. Sarah ferma les yeux. Un souffle chaud s’échappa de sa bouche en même temps qu’un son sourd.
Mes jambes tremblèrent de plaisir, et mes orteils se tordirent de ravissement. Mon corps n’était que chair tremblante, gourmande de frissons et de jouissance. Tout comme le sien qui hurlait qu’il en voulait plus. C’est à ce moment que je réalisai que la boutique n’était plus qu’un un havre de sexe. Tout sentait le sexe; odeur d’émanation corporelle légèrement parfumée.
Sarah profita de ce moment d’inattention pour reprendre le dessus. Mes doigts se crispèrent alors que Lelo se retira pour chatouiller mon clitoris. Puis finalement, il reprit sa place en mon antre tout en changeant de pulsion et de puissance. Une langue agile remplaça les vibrations, me faisant gémir encore plus fort que je ne l’aurais cru moi-même.
Je devais admettre qu’elle gagna le deuxième round en me faisait connaître un orgasme gargantuesque. Bonté divine, bénis soient les Dieux qui ont inventés l’orgasme du point G. Fort et prenant, vous ne pouvez pas échapper à une telle extase.
Déçu de ma performance en même temps d’être repue, je m’effondrai. Je l’entendis rire de satisfaction. Ce n’était que partie remise, car elle aussi, elle voulait connaitre cette explosion de sensations. Je me décidai à reprendre sur moi répondre à ses désirs.


Nues comme un vers, je sentis une léger courant d’air froid animé mes sens. Je revenais tranquillement à la vie, tout comme ma partenaire. Pourtant, ce n’est qu’au bout de quelques minutes, après avoir tempéré nos corps et notre esprit, que Sarah prit la parole :
― Quelle bataille!
― Savoureuse…
― On recommence?
― Sérieusement?
― Non, rit-elle. Mais je viendrai magasiner plus souvent dans le coin.
― Ce n’est plus que du magasinage, c’est aussi une démonstration privée!
― Oui, si on veut. D’ailleurs je te dois de l’argent!
― Prend le temps de revenir sur terre.

Assis en tailleur, j’observai la pièce. Soudain, je pris conscience qu’on aurait pu nous surprendre à tout moment. Pourtant, personne ne vint à la boutique! Ou peut-être personne n’osa entrer en entendant nos gémissements. Bon, je pourrais rajouter cette aventure de mon journal des premières fois. Première fois avec une femme, dans la boutique, en plein jour!

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